3 faits que vous ignorez peut-être sur les Romains

La société romaine était infiniment riche en détails et en anecdotes. Pourtant, beaucoup de ces fascinantes informations sont aujourd’hui méconnues du grand public. Pour y remédier, voici 3 faits que vous ignorez probablement sur les Romains et leur mode de vie.

Les Romains vivaient longtemps

Une idée reçue veut que les Romains, à l’instar des autres peuples de l’Antiquité, mouraient très jeunes, mais la réalité est tout autre. S’il est vrai que l’espérance de vie était faible en raison de la guerre, de la mortalité infantile et des décès en couche, il en demeure que le mode de vie sain des citoyens leur assurait une certaine longévité, presque équivalente à la nôtre.

Reconstitution en 3D d’une source thermale romaine

Comme nous l’avons expliqué dans cet article, la cuisine des Romains, quel que soit leur statut social, tendait à être équilibrée. Les légumes secs, les fruits, les olives et le poisson étaient régulièrement consommés, tandis que la viande et les sucreries restaient occasionnelles pour la grande majorité des citoyens.

Quant à l’hygiène, paramètre clé pour prévenir les maladies, elle était omniprésente dans la cité de Rome, avec ses nombreux bains publics, dits « balneas ». Ces bassines se trouvaient toujours dans une pièce particulière, dénommée « thermae » (eau chaude), ce qui a donné le mot « thermes » en français. La plupart des balneas étaient bon-marché, et donc facilement accessibles au peuple.

Leurs empereurs ingurgitaient volontairement du poison

Mithridate, roi du Pont (134 av. J.C. – 64 av. J.C.)

La tradition de consommer quotidiennement une petite quantité de venin pour se prémunir contre les assassinats n’est pas née de la fiction. Comme l’attestent de nombreux récits et chroniques, cette méthode était régulièrement utilisée par de nombreux empereurs romains, notamment les Trente Tyrans au IIIe siècle, pendant leurs courts règnes de terreur.

Mithridate, roi du Pont (petit royaume qui bordait la mer Noire), aurait été l’inventeur du concept. Celui-ci consistait à consommer une quantité croissante de venin pour habituer l’organisme, et ainsi développer une résistance naturelle à chaque poison. Cette méthode, que l’on nomme « mithridatisation » en référence à son inventeur, fut utilisée jusqu’au début du XXe siècle.

Un système d’égouts avait été installé dans leur capitale

Encore de nos jours, la Cloaca Maxima permet d’évacuer les eaux pluviales de la ville de Rome

L’hygiène était une notion très importante pour les Romains, et elle ne se limitait pas aux soins personnels. La Rome antique avait pour particularité d’être toujours maintenue propre, grâce à un système complexe d’évacuation des eaux usées. La Cloaca Maxima, littéralement « le plus grand égout », constituait un immense canal qui traversait toute la ville, pour terminer dans le Tibre.

L’installation était rattachée à de nombreux canaux plus petits, eux-mêmes reliés aux habitations et bien sûr aux rues pour évacuer l’eau de pluie. La Bouche de la Vérité, un disque sculpté représentant un visage a été retrouvée dans une ancienne paroi, très proche de la Cloaca Maxima. Aujourd’hui encore, le rôle exact de cette plaque reste incertain, mais l’hypothèse la plus empruntée est que le disque ait servi de bouche d’égout.

La Bocca della Verità se trouve contre la paroi de l’église Santa Maria in Cosmedin à Rome

Pour la petite anecdote, la mythologie romaine inclue une déesse des égouts, justement nommée Cloacina. Dans ses écrits visant à discréditer la religion païenne, Saint Augustin fait le rapprochement entre la déesse et la Cloaca Maxima. Il est donc probable que les choses soient intimement liées.

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