5 faits que vous ignorez peut-être sur les Mayas

Bien souvent, quand on parle des Mayas, on pense d’abord à leur fameux calendrier et à la fin du monde qu’il aurait annoncé. Malheureusement, de nombreux éléments de leur fascinante culture restent méconnus du public. Pour y remédier, voici 5 faits que vous ignorez probablement sur les premiers habitants du Yucatán.

Ils pensaient que l’Homme avait été créé à partir du maïs

Dans la mythologie maya, l’Homme a été fait par les dieux en trois étapes. Dans le premier essai, il était fait de boue. Toutefois, il était incapable de bouger correctement, il ne voyait pas et ne parlait pas. De plus, il finissait par se dessécher par tomber en poussière.

Pour remédier à cela, les dieux utilisèrent plutôt du bois pour le créer. Bien plus solide, il pouvait bouger et parler, mais il ne ressentait aucune émotion et n’avait pas de conscience. Enfin, il ignorait qui étaient ses créateurs et, en cela, il n’honorait pas les dieux.

Mécontents, ces derniers décidèrent alors de faire l’Homme à partir du maïs, considéré comme le symbole des dieux et de la sagesse, et cette nouvelle création fut une franche réussite. La légende explique aussi la raison du nom des Mayas, puisque ce mot signifie « maïs » dans leur langue.

Ils avaient une architecture extrêmement avancée pour leur temps

S’il y a une chose qui est, à elle seule, en mesure de témoigner de la grandeur de la civilisation maya, c’est bien son architecture. Les incroyables sites de Tikal et de Palenque parlent pour eux-même, lorsqu’il s’agit de démontrer le génie des constructeurs, mais aussi l’importance de la mythologie chez les Mayas.

Le temple de Palenque figure parmi les plus importants sites mayas que nous connaissons

Avec des marteaux de pierre pour seuls outils, leurs ouvriers se sont attelés à la construction d’incroyables temples qui, pour la plupart, se dressent encore de nos jours et n’en finissent pas de captiver les touristes… et d’épuiser ceux qui osent s’aventurer jusqu’au sommet.

À la vue de ces merveilles à hauteur des prouesses égyptiennes, les Espagnols n’en crurent pas leurs yeux. Ils étaient si impressionnés par ces édifices qu’ils pensaient d’abord qu’ils étaient l’oeuvre des Romains, des Grecs ou encore, justement, des Égyptiens. Il leur paraissait invraisemblable qu’une population autochtone ait pu réaliser un tel ouvrage.

Ils ont développé une écriture complexe

Les hiéroglyphes mayas figurent parmi les 5 systèmes d’écriture de l’Antiquité. Le plus souvent, cette écriture très élaborée servait à décorer les temples par des inscriptions en rapport avec leurs dieux.

Chaque hiéroglyphe maya représente une syllable (« la », « si », « do », etc.)

Les scribes, qui constituaient une classe à part au sein de la société maya, étaient toujours issus de la noblesse ou du clergé. Cette profession, très complexe et respectée, nécessitait beaucoup de connaissances et d’habileté, car la moindre erreur était irréparable.

Mais en plus des décorations architecturales, les Mayas ont laissé derrière eux plus de 200 codex, dont la majeure partie a été brûlée par les missionnaires Espagnols. La raison invoquée pour cette destruction était le caractère « profane » de ces écrits, car ceux-ci comportaient des mentions au sacrifice humain.

L’Humanité ne remettra donc jamais la main sur ce patrimoine à la valeur inestimable, qui nous aurait certainement permis d’apprendre bien des détails sur la civilisation maya.

Ils n’ont jamais prédit la fin du monde pour le 21 décembre 2012

Aucun calendrier maya n’a été retrouvé à ce jour, et nous n’en connaissons que le système. Cette reproduction artistique est purement moderne.

Les Mayas étaient, nous le savons, des astrologues phénoménaux qui organisaient leur vie en accord avec les étoiles et le ciel. Le calendrier maya figure parmi les plus grandes merveilles de l’Amérique Précolombienne. Mais si cette pierre gravée est aussi célèbre, ce n’est pas uniquement pour sa beauté et pour la précision du travail. Bien évidemment, ce calendrier était « tristement » connu pour le cataclysme qu’il était supposé annoncer pour l’année 2012. Et pourtant, tout est absolument faux.

En réalité, le 21 décembre 2012 ne devait aucunement signifier la fin des temps, mais seulement la fin d’un cycle et le début d’un autre, comme cela fut le cas de nombreuses fois dans l’Histoire. Ironiquement, d’après le calendrier maya, cette nouvelle ère dans laquelle nous sommes aujourd’hui correspondait au contraire à une période bénéfique, à une Humanité plus solidaire et à un cycle de renouveau. La reconstruction du monde plus que sa destruction, donc.

Cette légende urbaine de la « fin du monde annoncée » provient simplement d’une mauvaise interprétation du calendrier par certains chercheurs américains, ce qui a donné vie à cette rumeur choc qui, relayée par les médias, s’est répandue comme une traînée de poudre aux États-Unis, puis dans le monde entier.

Ils ont subitement déserté leurs cités

Bien que le terme de « disparition des Mayas » soit un abus de langage puisque beaucoup de leurs descendants vivent encore aujourd’hui, il n’en demeure que leurs cités ont été abandonnées en un court laps de temps. Les Mayas n’ont pas disparu à proprement parler, mais ont plutôt fui leurs terres natales.

Il faut d’abord savoir que la civilisation maya ne constituait en aucun cas un empire avec une capitale, comme c’était par exemple le cas des Aztèques et des Incas. Bien qu’ils partageaient tous la même culture et le même mode de vie, les Mayas étaient divisés dans plusieurs grandes cités-états telles que Uxmal, Tikal, Calakmul ou encore Palenque. Ces villes-royaumes avaient pour particularité d’être complètement indépendantes et, parfois, elles contrôlaient même d’autres cités de plus faible envergure.

En dépit de cela, le déclin de ces peuplades s’est observé de manière simultanée, dans la totalité des territoires sous contrôle des Mayas.

Tandis que la plupart des scientifiques avancent la théorie d’une sécheresse qui aurait fini par affamer les Mayas et les pousser à l’exil, certains parlent d’un conflit guerrier avec une autre tribu. D’autres encore évoquent la possibilité d’une série de révoltes populaires, qui aurait conduit à l’implosion de la société.

À l’heure actuelle, les raisons du déclin des Mayas divisent toujours les spécialistes. Il est tout à fait probable, par ailleurs, que plusieurs de ces calamités soient arrivées en même temps, et que ce soit un ensemble qui ait poussé ce peuple majestueux à partir vers des terres plus propices.

Un beau jour, la science finira bien par avoir le dernier mot !

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