À quoi ressemblaient les maisons gauloises ?

Dans la construction de leurs logis, les Gaulois ont su trouver l’équilibre parfait entre la solidité et le confort. Loin de tous les clichés, la maison gauloise était un agréable cocon qui n’avait rien à envier aux bâtisses romaines.

Fabriquées à base de bois et de paille

Reconstitution d’une petite bâtisse – ici, la maison comporte un grenier

Les matériaux de construction de la maison gauloise étaient toujours les mêmes. Les murs étaient faits de torchis, une matière argileuse composée de paille hachée et de boue ; il s’agissait tout simplement de l’ancêtre du béton.

La structure, quant à elle, était faite en bois de chêne, un matériau très apprécié des Gaulois pour sa solidité, le choix de la structure étant crucial pour la longévité de la maison. Par ailleurs, les fouilles effectuées sur le site de Bibracte ont démontré que les constructeurs celtes étaient particulièrement exigeants avec la qualité et le travail de leur bois.

Enfin, le toit était de chaume, c’est-à-dire de paille d’épeautre pour la grande majorité des cas. On rajoutait parfois un peu de torchis sur le sommet pour bien tenir le tout. Cette association permettait à la maison gauloise d’être à la fois solide face aux intempéries, rapide à construire et surtout facile à chauffer.

Reconstitution d’une cave sur pilotis

Parfois, quelques aménagements pouvaient être faits pour compléter l’habitation. Par exemple, il était fréquent qu’une petite remise soit rajoutée à l’extérieur de la bâtisse pour y entreposer les grains. Les archéologues ont retrouvé de nombreuses traces dans le sol, ce qui laisse à penser que ces réserves étaient montées sur pilotis pour être mises à l’abri des insectes et des rongeurs.

Un mobilier déjà très complet

Le foyer gaulois avait tout d’un outil multi-fonction

La maison principale n’était habituellement composée que d’une seule et unique pièce, mais certaines habitations, notamment les bâtisses des chefs, pouvaient compter jusqu’à 3 étages avec notamment un grenier et une cave. L’art de la construction ordonnée n’échappait pas à nos ancêtres, qui étaient déjà considérés comme les plus grands artisans européens du monde antique.

Quelle que soit la taille de la maison, la pièce principale voyait se dérouler toutes les activités domestiques. On y trouvait bien sûr les lits (faits de paille avec des fourrures en guise de couverture) et le foyer, composé d’un feu et d’un chaudron, qui servait à la cuisine, au chauffage et même à l’éclairage. La pièce comprenait aussi tous les outils d’artisanat, le métier à tisser ou encore le four à pain.

Les Celtes de Gaule vivaient toujours en petite communauté dans un village, ce qui implique que chaque famille se devait d’être autonome. Les maisons étaient équipées pour couvrir tous les besoins, mais également pour pouvoir recevoir des invités. N’en déplaise au mythe du Gaulois dans sa hutte rudimentaire, les véritables maisons gauloises étaient très confortables.

Reconstitution d’un oppidum gaulois

Le mobilier ne variait que très peu selon le statut social de la famille qui, lui, était plutôt représenté par la taille et l’emplacement de la maison. Pour l’anecdote, il était courant que la famille du chef habite dans un groupe de maisons surélevées et entourées de barrières, appelées « oppidum ». En cas d’attaque, la population se regroupait alors dans l’oppidum, plus facilement défendable, en amenant leurs provisions et leurs troupeaux. Le principe du château fort existait donc bien avant le début du Moyen Âge !

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*