La cuisine romaine était riche et très complète

Rome, « la cité éternelle », incarnait à la fois le luxe, la grandeur, l’abondance et l’extravagance. La richesse culturelle de l’empire se ressentait dans tous les aspects de la vie de ses citoyens, y compris les plus démunis. Sans surprise, la cuisine ne faisait pas exception à la règle. Découvrez, dans cet article, ce que mangeaient les Romains et surtout comment ils mangeaient !

Une alimentation variée, mais une alimentation simple

Reproduction d’un pain romain

Bien que Rome ait été une cité réputée pour son faste, les plats qui composaient sa cuisine étaient en réalité très basiques. Curieusement, les aliments de base pour les pauvres comme pour les riches étaient les céréales et les olives.

Les céréales pouvaient être consommées en pain, toujours présenté sous forme de galette. La valeur du pain au sein de la civilisation romaine est parfaitement illustrée par le dicton péjoratif « panem et circenses », littéralement « du pain et des jeux », signifiant certainement qu’offrir la nourriture et le divertissement au peuple suffit à le dominer. Si le pain constituait la manière la plus courante de consommer le blé, les bouillies de céréales étaient tout aussi appréciées. Les auteurs grecs prenaient souvent un malin plaisir à se référer aux Romains comme des « bouffeurs de bouillie ».

Comme partout en Europe, les pommes étaient très appréciées au dessert

Les olives, quant à elles, étaient justement importées de Grèce. Il ne faut pas oublier que l’Empire romain était un grand importateur, et les denrées exotiques ne faisaient évidemment pas exception. Les olives pouvaient être utilisées pour leur précieuse huile, mais aussi pour diverses préparations, notamment la « bouillie d’olives », plat très similaire à notre tapenade actuelle. Enfin, les légumineuses faisaient l’unanimité, tant auprès des plus modestes que des plus aisés. Fèves et poix chiches étaient très souvent mangés séchés ou cuits avec du lard. Le fromage de chèvre, toujours très frais, était facilement trouvable sur le marché.

Pour les riches, le repas comprenait parfois de la viande mais surtout du poisson, ce dernier étant très abondant dans les canaux de la capitale. Les Romains n’étaient pas un peuple d’éleveurs et la viande était le plus souvent importée des autres régions de l’empire. Seules les salaisons comme le lard et les saucisses étaient appréciées du peuple romain, en plus d’être particulièrement bon marché, ce qui les rendait accessibles à tous.

Les Romains n’utilisaient que très peu de sel et ils préféraient le goût acide, dit « aigre ». En revanche, les épices, venues d’Orient, étaient très appréciées des riches. Ils n’hésitaient pas à assaisonner leurs plats à outrance lorsqu’ils organisaient des réceptions, toujours dans l’optique d’impressionner les invités.

Une fréquence de repas très atypique

Les Romains avaient des coutumes de table très définies, et elles s’appliquaient indifféremment à toutes les classes sociales. La journée se composait donc d’un repas très copieux, avec deux repas facultatifs à prendre éventuellement selon son appétit. Comme vous vous en doutez, les plus pauvres ne mangeaient, d’habitude, qu’une seule fois par jour.

Le repas principal, la cena, se prenait le soir. Le terme a d’ailleurs donné le mot « cène » en français, pour désigner le dernier repas du Christ. C’est précisément au cours de ce repas que se consommaient la grande majorité des aliments dont nous avons parlé. Quant aux deux autres collations possibles, leur opulence variait bien sûr selon la richesse du citoyen.

Le jantaculum était le plus répandu. Il se prenait très tôt le matin, dès le lever du soleil et se composait généralement de pain, de fromage et d’olives. On pouvait parfois l’accompagner de quelques fruits frais (des raisins principalement) et de fruits secs (figues, dattes). Les citoyens les plus riches n’hésitaient pas à agrémenter leur repas de quelques friandises telles que des fruits confits, de la pâte d’amande ou encore du miel.

Mais tenir jusqu’au soir sans manger n’était pas toujours chose facile, et c’était encore plus vrai dans le cas des travailleurs de force. C’est la raison pour laquelle une pause-déjeuner restait d’usage : le prandium. Ce repas était normalement très léger, voire frugal, que ce soit pour les pauvres ou pour les riches. D’ordinaire, il comprenait du pain que l’on trempait dans du vin.

Certains citoyens, plus aisés, pouvaient se rendre dans les nombreux restaurants de la capitale ou dans les relais présents partout dans l’empire, situés près des routes pavées. Dans tous ces lieux, on trouvait normalement du pain, des olives, du fromage de chèvre et des plats chauds comme des bouillies de céréales.

Toutefois, en dehors de ces repas définis, il s’avère que les Romains, quelle que soit leur richesse, étaient de grands adeptes du grignotage. Il faut dire que l’abondance des stands et des vendeurs ambulants dans les rues appelait très clairement à la gourmandise. Aussi, il n’était pas rare qu’une promenade en ville soit un prétexte pour manger un morceau (ou deux), et ce à toute heure de la journée !

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