5 faits étonnants sur les Aztèques

Le chocolat, les conquistadors et les sacrifices humains. Voici les images qui nous viennent le plus souvent à l’esprit quand on pense aux Autochtones d’Amérique Centrale. Mais ce qu’on a tendance à oublier, c’est que la civilisation aztèque disposait aussi d’une immense richesse culturelle… avec son lot d’anecdotes croustillantes. Découvrez dès maintenant 5 faits que vous ignorez certainement à propos des Aztèques !

Ils ne s’appelaient pas réellement « Aztèques »

Le nom « Aztèque » leur a été donné par les Espagnols, bien après la conquête de leurs terres. Il provient du mot nahuatl « azteca », lui-même tiré de l’île mythologique dont le peuple serait originaire, Aztlan. Azteca signifie « ceux d’Aztlan » dans leur langue, mais les autochtones, eux, ne se sont jamais nommés comme tels. Avant la conquête espagnole, ils se faisaient appeler « mexicas », en référence à leur capitale Mexico-Tenochtitlan.

Reconstitution de Mexico-Tenochtitlan, capitale de l’Empire aztèque

Malheureusement, cette ville fut entièrement rasée par les colons pour faire place à la nouvelle Mexico que nous connaissons aujourd’hui. Afin d’éviter toute confusion avec les habitants de la nouvelle capitale, les historiens espagnols ont alors commencé à nommer les autochtones avec un tout autre nom : les Aztèques.

Ce qui est drôle, c’est que cette appellation n’a pas absolument déplu à ce peuple, puisqu’il s’agissait pour eux d’un marque de respect envers leur culture et leur mythologie. Aztlan a toujours eu, pour les Mexicas, une très grande valeur symbolique.

Ils pratiquaient l’esclavage, mais d’une manière très spéciale

Si l’idée constitutionnelle que « tous les Hommes naissent libres » peut sembler purement contemporaine, il se trouve qu’elle est bien plus ancienne qu’elle n’y paraît. Chez les Aztèques, l’esclavage était une pratique très courante, mais on ne naissait jamais dans cette condition. Le plus souvent, on le devenait suite à une condamnation pour un délit ou une dette non remboursée.

Dans ces deux cas, le prévenu servait le plaignant pour une durée plus ou moins longue selon le préjudice. A la mort du maître, l’esclave devenait généralement libre. Un détail étonnant, c’est qu’il arrivait souvent que des paysans voire des nobles appauvris se vendent eux-même comme esclaves. Ainsi, ils étaient assurés de ne manquer de rien et même de pouvoir nourrir leurs familles, qui passaient sous la protection du maître.

Les esclaves portaient un collier de bois pour marquer leur statut

Les esclaves, dits « tlacotin », formaient une classe sociale à part entière au sein de l’empire. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ils disposaient de nombreux droits. Ils pouvaient notamment posséder des terres. Cela signifie aussi qu’ils ne perdaient pas leurs biens en même temps que leur liberté.

Enfin, les Aztèques étant très à cheval sur les traditions, la loi prévoyait de nombreuses échappatoires à l’esclavage, souvent liées à la religion. Par exemple, n’importe quel prisonnier ou esclave pouvait tenter de gagner sa liberté en s’enfuyant jusqu’à un temple sacré, dont il devait alors atteindre le sommet.

Ceci dit, les esclaves devaient toujours porter un collier attaché à une perche en bois, ce qui rendait la fuite plus ardue. Sachez aussi que les temples, sous forme de pyramides, pouvaient compter jusqu’à 300 marches ! Cependant, hormis le maître et sa famille, nul n’était autorisé à freiner le fugitif dans sa course. S’il parvenait jusqu’au temple avant son maître, il était immédiatement libéré de sa condition.

Ils ne connaissaient pas l’écriture

Les Aztèques ne savaient pas écrire. Pourtant, ils étaient en mesure d’exprimer absolument n’importe quelle idée sur un parchemin. Pour ce faire, ils utilisaient un système de codex très strictement encadré. Celui-ci leur permettait de représenter un objet, une action, mais aussi une notion ou un sentiment.

Ces livres de symboles peuvent donc littéralement se lire, à condition bien sûr de comprendre les codes. Certains exemplaires de ces codex se trouvent au musée national de Mexico. Par ailleurs, la plupart des livres ont été photographiés, et les images sont disponibles sur internet. C’est le cas du Codex Mendoza.

Les peintres-scribes qui réalisaient ces véritables merveilles se nommaient les « tlacuiloque ». Membres de l’aristocratie, ils étaient généralement doués d’une grande culture générale. Ils devaient connaître l’histoire de l’empire sur le bout des doigts, mais aussi être au fait de l’actualité. La science, la politique et l’astrologie ne devaient en aucun cas leur échapper. Outre les connaissances générales et les compétences artistiques, leur métier exigeait de la rigueur et de la curiosité.

Ils envoyaient tous leurs enfants à l’école

Des parents aztèques emmènent leurs enfants à l’académie 

Il faut savoir que l’école était obligatoire pour les enfants de la capitale, qu’ils soient nobles ou roturiers. Toutefois, l’apprentissage n’était pas le même selon le sexe et le rang social. Les garçons issus de l’aristocratie étaient formés au protocole, à l’astrologie, aux mathématiques, à l’histoire et à la stratégie militaire.

Les garçons du peuple apprenaient plutôt les techniques agricoles, les bases du commerce et les manœuvres militaires. Les filles, quelle que soit leur classe sociale, recevaient une éducation centrée sur les bonnes manières, la cuisine et les travaux à la maison.

En revanche, les jeunes femmes de la haute noblesse apprenaient elles aussi à gouverner, au même titre que les garçons. Pour cause, il n’était pas rare qu’une femme soit amenée à faire office de régente ou à diriger un domaine familial.

Ils pratiquaient un sport, le jeu de balles

Comme beaucoup de peuples mésoaméricains, les Aztèques étaient sportifs et aimaient particulièrement les jeux en équipe. Le jeu de balle, dit « ullamaliztli », occupait une place primordiale au sein de leur civilisation. Il avait à la fois une valeur sociale et rituelle. On identifiait ce jeu à une bataille pour la gloire des dieux.

Ce sport était pratiqué par la plupart des cités-états méso-américaines, et ce depuis la civilisation maya (au moins 1500 av. J.-C.).  D’après les quelques sources (codex) dont on dispose, le jeu de balle se pratique avec deux équipes composées de 2 à 6 joueurs en moyenne.

Une image vaut parfois mieux qu’une longue description !

Le terrain est sous forme rectangulaire et les deux camps sont délimités par un trait tracé au sol. En fait, le principe global du jeu est très similaire à celui du volley-ball : le but est d’envoyer la balle dans le camp adverse et de lui faire toucher le sol.

Le jeu fonctionne avec un système de points (généralement une dizaine) et à chaque balle perdue, on perd un point.

Enfin, un anneau est placé en hauteur, sur l’un des côtés du terrain. Cet anneau est toujours à peine plus large que la balle, ce qui demande au tireur une précision extraordinaire… ou une chance incroyable !

Si l’un des joueurs réussit cet exploit, la partie s’arrête immédiatement et son équipe remporte le match, quels que soient les scores. Cependant, faire mouche est encore plus difficile qu’on pourrait le croire. En effet, la balle, faite de caoutchouc, pesait entre 2 et 3 kilos.

De plus, les joueurs portaient donc des protections assez lourdes, justement pour pouvoir encaisser les jets de ce véritable boulet de canon. Ils étaient donc plus lents, et il était plus difficile pour eux de viser avec précision.
Autant dire que le « tir en or » devait vraiment être rarissime.

Bien avant l’invention du football, les Amérindiens avaient donc déjà trouvé le sport qui les rassemblait !
Si ça, ce n’est pas avoir un temps d’avance…

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