Les Aztèques et leur fascinante cuisine

La tomate, l’avocat, le cacao ou encore la cacahuète : le Nouveau Monde ne manquait pas de délicieux aliments. Mais au-delà des apparences, que mangeaient réellement les Aztèques ? Que consommaient-ils au quotidien, et quel était l’écart entre les différentes classes sociales ? Dans la suite de cet article, vous découvrirez des détails surprenants sur l’histoire aztèque, sa culture et surtout sa gastronomie.

Le régime des trois sœurs ou le parfait mélange végétarien

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Une femme souffle sur le maïs récolté

L’une des particularités du peuple Aztèque, c’est que l’agriculture occupait chez eux une place bien plus importante que l’élevage. Que ce soit pour le peuple ou pour la haute société, leur alimentation était majoritairement végétale.

On distingue notamment trois aliments qui composaient la quasi-totalité de leurs repas :

⦁ Le maïs qui, à l’instar du blé en Europe, constituait leur aliment de base ; il se consommait aussi bien en pain (tortilla) qu’en bouillie (atole et gruau). Sa récolte faisait l’objet d’une grande réglementation, car cette céréale était liée aux dieux. Il fallait lui montrer le plus grand respect.
⦁ Le haricot rouge qui était également très apprécié, autant par la noblesse que par la population. On le mange tel quel, en ragoût ou dans un plat. On peut, par exemple, le cuisiner dans une papillote à base de maïs, le tamale.
⦁ La courge qui était le troisième aliment le plus consommé des Aztèques. Ses graines étaient très prisées et pouvaient se manger fraîches, séchées ou bien rôties.

Ces éléments leur offrait alors un régime très riche, avec peu de carences. D’accord, les vegans s’en sortent plutôt bien sur ce coup là !

Une alimentation complète et variée

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Un repas composé de tamales

Même les plus pauvres Aztèques consommaient rarement leurs tortillas ou leurs haricots sans accompagnement. Le plus souvent, les céréales étaient au moins préparées avec une sauce à la tomate, pimentée et bien assaisonnée.

Combinées avec le piment-rouge, diverses épices étaient les bienvenues pour relever les saveurs. Mais il n’était pas question de se limiter à cela. En véritables consommateurs éclairés, les Aztèques n’hésitaient pas à improviser avec tout ce qu’ils avaient sous la main.

Il n’était donc pas rare que les végétaux soient agrémentés de quelques champignons, d’algues lacustres… et même d’insectes !

A la différence de ses contemporains de l’Ancien Monde, la population aztèque n’avait aucune difficulté à se procurer du sel en quantité. Il était utilisé à profusion dans la plupart des plats, on ne l’employait que rarement pour la conservation des aliments.

Le maïs, symbole de la société aztèque

Codex Mendoza
Une jeune fille apprend à cuisiner les tortillas

Considéré comme l’aliment des dieux, le maïs était au centre de toutes les préoccupations des Aztèques. Inévitablement, cela se ressentait dans leur cuisine.

Les Aztèques n’ont pas inventé la tortilla, cet aliment millénaire, mais ils en étaient de très grands consommateurs. Bien qu’elle ait été l’un des piliers de la cuisine aztèque, elle ne faisait pas l’unanimité pour autant.

Le peuple de Tenochtitlan aimait la variété, et cette galette plutôt frugale finissait bien par les lasser, d’autant plus qu’il existe bien des manières de cuisiner le maïs, que les Aztèques connaissaient. L’atole, par exemple, est une boisson composée principalement d’eau, de farine de maïs et de citron.

Une famille aztèque boit de l’atole

Très prisée par le peuple, elle servait surtout à rendre l’eau plus nourrissante. Généralement salée, elle pouvait être servie chaude ou froide, et sa durée de conservation était très longue.

Les nobles, qui la préféraient sucrée, la parfumaient volontiers avec de la vanille et, en de rares occasions, avec du cacao. Le gruau était très similaire à l’atole, à la seule différence qu’il était encore plus épais. Il s’agissait en fait de la version mésoaméricaine du porridge, que l’on consommait le matin.

Grâce à leur forte valeur nutritive, ces bouillies étaient parfaites  pour combler les petites-faims. Elles étaient consommées à tout moment de la journée, en particulier par les travailleurs.

Les Aztèques avaient ainsi inventé une excellente manière de conserver le maïs.
De cette manière, ils pouvaient emmener cet élément fondamental à leur civilisation partout avec eux !

Et vous ? Goûteriez-vous à une délicieuse tamale, accompagnée d’une atole salée, avec un bol de graines de courges pimentées ? Non ? Ah, bon…

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